top of page

FR

​

Bienvenue sur les Post Scriptum. 

Ecoutes urbaines pour brèche réflexive....

 

Détendez-vous, je vous propose un petit podcast en écoute libre

Textes piochés en philosophie, poésie, écrits inventés sur la beauté, chansons qui font chaud à l’âme, ce podcast a été créé pour vous, dans le but de recolorer la ville, faire réémerger l’art, garder vos cerveaux agiles en toutes circonstances…


ALLEZ, BONNE ECOUTE ! 

​

Ces temps-ci, les couleurs sont un peu fades...les saveurs un peu ternes...les découvertes ennuyeuses...Non? ...pas vous?

C'est juste moi?

Bon alors tant mieux, ça veut dire que votre cerveau n'est pas encore tout ramolli, fondu comme du halumi dans une vieille poêle craquelée.

C'est qu'il y a de l'espoir!

Grande mission écouteurs, écouteuses: ici, il va s'agir de garder le sublime tête hors de l'eau dans ce Titanic des peurs, dans ce jeu de statuts de marbre avec lequel le monde nous force à jouer.

 

PAS BOUGER! Chez Toi! Oui! Voilà!

 

Non pas voilà, en période de trouble, ce qu'il vaut mieux faire, c'est parler, échanger, communiquer, dire, rester ouverts et ouvertes, agiles, l'oeil vif, la main affutée, la réflexion cinglante.

Regarder droit dans les actes: des couvre-feu déboulent dans les villes comme une défense de l'intérêt général, des couvre-lumière qui éteignent la culture, les points de retrouvaille, les regroupements pour les actions à venir, les remèdes à la solitudes. Des couvre-feu alliés du pouvoir, sans queue ni tête: magasins ouverts, aéroports en fonctionnement, et fermeture des restaurants, bars, théâtre, cinéma. Horaires imposés, où ne plus courir les rues comme un chat noir.

Naomi Klein suggère, lorsque l'état demande de fermer les fenêtres, de faire silence, d'au contraire les ouvrir, regarder le monde, voir ce qu'il s'y passe et faire du bruit avec les marmites, casseroles, cuillères. Que la ferraille court les rues plutôt...

 

Ou sinon le feu se meurt, on couvre les artistes, on couvre les joies, les plaisirs, les danses, les pensées se racrapotent elles deviennent étroites, plus rien ni passe.

Chambouler au nom de cette existence libre, pour nous, pour celleux qui nous entourent, arrivent, partent, se dévoilent. Se battre pour ce qui nous meut, les petites et/ou les grandes choses. Les petites qui cachent les grandes, la beauté, le SUBLIME.

Tu connais je suis sure ce sentiment qui allège ton coeur et lui souffle à l'oreille (oui parce que mon coeur peut aussi être un genre de Mr Patate qu'on déconstruit et à qui on ajoute des éléments comme une oreille par exemple).

Le SUBLIME donc, comme un murmure à l'oreille de ton coeur, qui invoque la liberté. Un sentiment d'infini, de partage, de vie, à la blague de J., à la lecture de la page 35 du livre de P.B Preciado, à la 88e minute passée en compagnie de ton amie L, au 8e baisé de D. sur ta joue, au roucoulement de Cléo la poule réfugiée dans l'arbre en pleine nuit, à la proposition de faire du cabaret dans des vitrines par F...Spectacles qui touchent, peintures qui raniment, corps et esprits en mouvement, en action. Se battre pour ces sensations du sublime. Se battre pour les petites et les grandes choses.

Les espaces d'art, salles de concert, centres culturels, cabaret mademoiselle, petits commerçants, restaurateurs, bars aux habitués solitaires, libanais délicieux qui ne ferment plus pour rattraper les 3 mois de perte.

Trouver une alternative à l'engouffrement, requestionner la situation pour qu'elle nous mène au bon endroit, le judicieux pour le long terme. Non plus colmater les fuites de joie, mais bien ici retrouver une forme de sublime, pour réouvrir l'espace de nos pensées.

Et se rappeler que le sublime, c'est comme l'amour et les graines: ça se partage et se multiplie à l'infini.

 

Bonne journée

​

Vous venez d'écouter une chronique sur le Sublime écrite juste pour vous. 

​

Bonne réflexion! A bientôt!

EN

 

Welcome to the Post Scriptum. 

Urban eavesdropping for reflexive breach....

 

Relax, I offer you a small podcast to listen to for free.

Texts drawn from philosophy, poetry, invented writings on beauty, songs that warm the soul, this podcast has been created for you, with the aim of recolouring the city, reemerging art, keeping your brains agile in all circumstances...

 

COME ON, GOOD LISTENING! 

​

These days, the colours are a bit bland...the flavours a bit dull...the discoveries boring...No? ...not you?

Is it just me?

Well then, good, that means your brain is not yet all softened up, melted like halumi in a cracked old frying pan.

Well, there's hope!

This is a great mission for headphones and listeners: here, it's all about keeping your head above water in this Titanic of fears, in this game of marble statues that the world forces us to play with.

 

NO MOVEMENT! Your place! Yes! That's it!

 

Not there, in times of turmoil, what is best to do is to talk, exchange, communicate, say, stay open, nimble, with a sharp eye, a sharp hand, sharp thinking.

Looking straight into action: curfews are imposed in cities as a defence of the general interest, curfews that extinguish culture, meeting points, gatherings for future actions, remedies for loneliness. Curfews allied with the authorities, with no head or tail: shops open, airports in operation, and restaurants, bars, theatres and cinemas closed. Imposed timetables, where you can no longer run the streets like a black cat.

Naomi Klein suggests, when the state asks to close the windows, to be silent, to open them instead, to look at the world, see what is happening and make noise with pots, pans, spoons. Let the scrap metal run through the streets instead...

 

Or else the fire dies, we cover the artists, we cover the joys, the pleasures, the dances, the thoughts scramble, they become narrow, nothing and no more passes.

Shifting in the name of this free existence, for us, for those around us, arriving, leaving, revealing themselves. Fighting for what moves us, small and/or big things. The small things that hide the big ones, the beauty, the SUBLEME.

You know I'm sure this feeling that lightens your heart and blows in your ear (yes because my heart can also be a kind of Mr Potato that we deconstruct and to which we add elements such as an ear for example).

The SUBLIME therefore, like a whisper in the ear of your heart, which invokes freedom. A feeling of infinity, of sharing, of life, in the joke of J., in the reading of page 35 of P.B Preciado's book, in the 88th minute spent in the company of your friend L, in the 8th kiss of D. on your cheek, in the cooing of Cleo the hen taking refuge in the tree in the middle of the night, in the proposal to do cabaret in shop windows by F...Shows that touch, paintings that revive, bodies and minds in movement, in action. Fighting for these sensations of the sublime. Fighting for small and big things.

Art spaces, concert halls, cultural centres, cabaret mademoiselle, small shopkeepers, restaurateurs, bars with lonely regulars, delicious Lebanese who no longer close to make up for the 3 months of loss.

Finding an alternative to the rush, questioning the situation so that it leads us to the right place, the judicious one for the long term. No longer plugging the leaks of joy, but rather finding here a form of the sublime, to reopen the space of our thoughts.

And remember that the sublime is like love and seeds: it is shared and multiplied ad infinitum.

 

Have a nice day. 

 

You have just listened to a column on the Sublime written just for you.

​

Good thinking! See you soon!

bottom of page